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Nikko


Si vous voulez vous éloigner une journée du tumulte tokyoïte, à 150 Km de la capitale se trouve la très célèbre ville de Nikko. Le dépaysement est assuré puisque cette petite ville propose un des plus grands site culturel et cultuel du Japon, et surtout un des mieux conservés. En effet, sur près de 400 hectares de forêt sont disséminés quelques 105 édifices, la majorité étant composée de temples bouddhistes et de sanctuaires shinto. C’est un des sites historiques les plus visités au Japon; sa splendeur et son histoire sont en effet indéniables. Nikko signifie littéralement « lumière du soleil » et un célèbre proverbe japonais dit « ne dis pas kekko avant d’avoir vu Nikko » (kekko signifiant perfection, splendeur).
L’histoire raconte qu’un moine bouddhiste du nom de Shôdô Shonin fut le fondateur du premier temple, le Sanbutsu-dô, et que le célèbre pont Shinkyo est une représentation materielle de sa traversée du Daiya (fleuve qui se situe aux pieds des collines de Nikko).


Le fameux pont Shinkyo traversant le Daiya.





Le Sanbutsu-dô.




Tokugawa Ieyasu (père de la lignée Tokugawa) a joué un rôle majeur dans l’émancipation de Nikko ; en effet, c’est à Nikko qu’a été construit le mausolée du shogun, ce qui a favorisé la construction d’un temple somptueux, le Tôshô-gu. C’est l’un des édifices les plus importants du site, il est tout simplement immense et chaque recoin mériterait une photo (on comprend alors pourquoi un tel prix a l’entrée). C’est d’ailleurs dans ce temple (bouddhiste entendons-nous) que l’on trouve les célèbres singes sages « je ne vois pas, je n’entend pas et je ne dis pas ». On peut aussi admirer une superbe pagode à quatre étages, richement décorée, dont chaque étage représente un élément fondamental. Quant au tombeau du shogun Tokugawa Ieyasu, il faut grimper, grimper, grimper des centaines de marches toujours en pleine forêt pour le voir.



La Pagode construite en 1650.





Détail de la porte d'entrée.





Vue d'ensemble de la première cour intérieure.





Détail des entrepôts sacrés.





Un des exemples de sagesse bouddhiste, sculpture en bois.





La porte Yomeimon est unique car il est très rare pour un temple bouddhiste d'être aussi exubérant.





Détail en bois montrant l'extraordinaire richesse artistique du temple.




Le Taiyuin-byô est le second passage obligé de Nikko, il a été construit dans les années 1650 à l’occasion de la construction d’un autre mausolée, celui du petit fils de Ieyasu, Iemitsu Tokugawa, célèbre shogun qui (grossièrement) fut à l’origine de la politique de fermeture du Japon. Ce sanctuaire (shinto, continuons de nous entendre) comporte six portes toutes différentes, et, une fois qu’on les a franchies, on accède au sanctuaire qui contient les cendres de Iemitsu, jalousement gardées. J’ai préféré ce sanctuaire au temple précèdent, sûrement pour sa quiétude et sa parfaite intégration dans la nature, il est certes beaucoup moins imposant mais tout aussi beau.



Détail.





Vue de la cour intérieure.





Bassin où les Japonais se "purifient" les mains et la bouche.





Une des six portes menant au tombeau.




Et puis, pour le plaisir des yeux, voici quelques clichés de paysages que l'on trouve à Nikko. Tout simplement magnifiques.


















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